Chapitres
- 01. 1/ Les mots invariables
- 02. 2/ Le respect de la négation
- 03. 3/ Ce ou se ?
- 04. 4/ Le verbe appeler
- 05. 5/ Y a-t-il, une erreur de ponctuation
- 06. 6/ Les nombres
- 07. 7/ Etre prêt à ou près de
- 08. 8/ Les mots à apprendre par cœur
- 09. 9/ Les mots récurrents dans les discussions ou emails professionnels
- 10. 10/ Les erreurs fréquentes à éviter
La langue française est truffée de subtilités qui peuvent rapidement se transformer en pièges. Souvent, des expressions courantes sont mal orthographiées ou les accords ne sont pas respectés. Entre le vocabulaire, la conjugaison ou la syntaxe, le français peut s’avérer être un vrai casse-tête.
Ce sont souvent sur des détails qu’un jury ou un recruteur fait la différence pour sélectionner une candidature. Par exemple, aujourd’hui, le mot trafic est souvent écrit par bon nombre de personnes avec 2 FF. Le mot traffic existe bien, mais c’est l’orthographe anglaise qui n’a pas lieu d’être dans une rédaction en français.
Passons en revue 10 fautes fréquentes que l’on peut trouver sur des copies d’examen, des courriers administratifs…
Apprendre le français et devenir bon en orthographe s'avère être le parcours du combattant pour certains.
Alors pour apprendre à écrire, suivez nos recommandations !
1/ Les mots invariables
Au programme du CE1, les mots invariables sont des fondements de la langue française, qui permet d’avoir un langage soutenu. Pour les non francophones, la liste des mots invariables est aussi importante à apprendre que les verbes irréguliers en anglais.
Voici quelques mots invariables à ne pas confondre :
- Au-dessous, au-dessus, par-dessous, par-dessus, avec un trait d'union.
- Bientôt avec un accent circonflexe.
- Déjà, avec un e accent aigu et un a avec accent également.
- Parmi et malgré sans S.
- Longtemps toujours avec un G.
- Tôt et ses dérivés (aussitôt, tantôt, sitôt) avec un accent circonflexe.
- Lorsque en un seul mot, mais dès lors en 2 mots.
- Quelquefois en un seul mot.
Hors ou or ? Ces 2 mots invariables ne s’emploient pas dans les mêmes circonstances.
Or est une conjonction de coordination et hors signifie « à l’extérieur de », comme « il est hors de son périmètre de sécurité ». On dit « or, cette nuit-là, il n’était pas chez lui », « il est hors de question », « cet appareil est hors de service ».
L’usage des mots invariables « bien que / malgré » est souvent inversé. On dit facilement « malgré qu’il soit malade, il est parti travailler », alors qu’il serait correct de dire soit « bien qu’il soit malade » ou « malgré sa maladie ».
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2/ Le respect de la négation
La négation se compose de 2 éléments : ne et pas, plus, jamais ou rien. On appelle cela communément les lunettes. Si on peut faire l’ellipse de la seconde partie, comme par « Personne n’est parti le chercher à la gare », il faut impérativement placer le petit mot « ne » pour marquer la négation.
Toutefois, avec le mot on, on a tenté de penser que la liaison suffit. C’est pourquoi, il faut bien ajouter « n’ ». Par exemple, « on n’y pense pas suffisamment » et non « on y pense pas ».
Mieux écrire passe par le respect des ces règles !
3/ Ce ou se ?
Se est utilisé pour un verbe pronominal, comme se coucher, se laver, se lever, tandis que ce est un pronom démonstratif qui désigne celui-ci, « ce verre », « ce manteau »… La question peut se poser pour certaines phrases.
Par exemple, on pourra dire « la réunion s’est finie à 22 heures » mais on peut dire également « la réunion, c’est fini et il est 22 heures ». Notez toute l’importance de la virgule pour la 2ème phrase.
4/ Le verbe appeler
C’est une faute très récurrente, notamment sur les tchats et les emails professionnels. L’orthographe du verbe appeler dépend de la personne à laquelle il se conjugue.
Si le verbe appeler prend toujours 2 P, il peut s’écrire avec un ou 2 L. Par exemple, « j’appelle » et « nous appelons ». Au présent, il ne prend qu’un L à la 1ère et la 2ème personne du pluriel.
5/ Y a-t-il, une erreur de ponctuation
Bon nombre de personnes, à la place de mettre des traits d'union, ajoutent une apostrophe. La lettre T dans « y a-t-il », sert à faciliter la prononciation de l’expression et n’a aucune fonction grammaticale, à part d’éviter de dire « y a il », qui n’est ni prononçable ni correct.
Lorsqu’il y a une apostrophe, la lettre T placée à côté d’une voyelle a une fonction, représente le pronom personnel « toi », comme dans l’expression « Va-t’en ». Ainsi, y a-t-il s’écrit toujours avec des traits d’union : y a-t-il du pain par exemple.
6/ Les nombres
Si écrire en chiffres est courant et simple, écrire les nombres en lettres peut s’avérer plus compliqué. Le chiffre zéro s’accorde et prendre un S au pluriel.
Le chiffre ne s’accorde pas en nombre « ils sont les numéros un du secteur ».
Cent" et "vingt" ne prennent un "s" que s'ils sont multipliés et ne sont pas suivis d'un autre nombre, comme « quatre-vingts » ou « quatre cents ». Mille est invariable et ne prend jamais de S tel que les contes des mille et une nuits.
Qui n'a jamais eu de mal à rédiger ses chèques ?
7/ Etre prêt à ou près de
L’orthographe du mot « prêt » est souvent confondu en cours de francais et substitué par « près ». On dit ainsi « je suis prêt à aller l’école », c’est-à-dire « je m’apprête à » et « je suis près de l’école », qui signifie que « je suis proche ». « Près de » peut se substituer par « à côté de ».
8/ Les mots à apprendre par cœur
Il y a des fautes qui se répètent et qui n’ont pas lieu d’être, sur les verbes : « nourrir » prend bien 2 R et « mourir », un seul R. Effectivement, on se nourrit plusieurs fois par jour (2 R) mais on ne meurt qu’une fois (un R). Le verbe apercevoir ne prend qu’un P. Le verbe « commettre » prend 2 M, tandis que le mot « omettre » n’en prend qu’un. Le mot agressif est souvent écrit « aggressif », avec 2 G, alors qu’il n’y en a qu’un.
Les adverbes prennent-ils un ou 2 M ? Tout dépend : élégamment ou patiemment prend 2 M, tandis que notablement ou agréablement n’en prend qu’un.
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9/ Les mots récurrents dans les discussions ou emails professionnels
La correspondance par écrit dans le secteur professionnel doit être soignée pour avoir une bonne image. Voici quelques écueils à éviter au travail et en cours de français luxembourg :
- Le mot accueil est souvent écrit acceuil. La lettre U est toujours devant le E. On écrit donc « L’accueil pour cette formation se fera dès 9 heures ».
- Le chiffre d'affaires ne s’écrit pas « chiffre d’affaire » et prend toujours un S. On parle bien des affaires.
- Lorsqu’on envoie un email de réponse automatique, c’est souvent pour signaler son absence. Ce mot est souvent mal orthographié « abscence », « absense » ou « abcence ».
- Quand on parle de TVA ou de taxes, il convient d’écrire « incluse » et non « inclue ».
- Si on fait une erreur, il est fréquent de s’excuser et dire « au temps pour moi ». Cette expression est très souvent écrite « autant pour moi », ce qui n’est pas juste.
- Sachez que le mot évènement peut également s’écrire événement. Les 2 orthographes sont permises.
10/ Les erreurs fréquentes à éviter
A l’écriture d’un texte, l’orthographe de certains mots peut paraître hasardeuse. L’expression « Vivre aux dépens » est souvent mal orthographiée et écrite « aux dépends ». Cela vient du fait que les personnes pensent que l’expression vient du mot dépendre, d’où l’adjonction de la lettre D.
Il est en de même pour l’expression avoir tort que l’on écrit souvent « tord », bien qu’il n’y ait aucun lien avec le mot tordre ou être en suspens, que l’on écrit « suspend » en référence au mot « suspendre ».
Lorsqu’on est en conflit, on parle d’avoir des différends. Cette expression courante est souvent écrite avec le mot « différents », comme l’adjectif qualificatif.
Le pléonasme est une figure de style pour renforcer une idée ou une idée, alors que ce n’était pas utile.
Par exemple, les expressions descendre en bas, petit nain ne sont pas correctes. Le verbe s'avérer est souvent employé avec le mot vrai « cela s’est avéré vrai », alors qu’on dit soit « cela s'est avéré » ou « cela s'est révélé vrai ». Ceux qui veulent avoir un français journalistique doivent éviter ces erreurs.
Les mots second et deuxième sont souvent mal employés en cours de français. On parle de second quand il n’y a pas de suite après, comme la Seconde guerre mondiale et de deuxième pour une course, avec de nombreux participants.
La conjugaison reste un point noir pour bon nombre de personnes qui n’arrivent pas à jouer avec la concordance des temps. La règle du « Si + imparfait = proposition principale au conditionnel » est souvent bien intégrée à l’oral, tant elles écorchent les oreilles des professeurs de français.
La palme de l’erreur revient au verbe « pallier » qui se voit affubler d’un à, alors que cette particule est absolument inutile et incorrecte.
Avec le récent débat sur la réforme orthographique, de nouvelles questions vont survenir.
En parallèle le niveau d'orthographe des français est en baisse.
Et vous, quelles sont vos erreurs les plus fréquentes ?
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